domingo, 26 de março de 2017

Boxa, literatura i Hemingway a Paris

Escrit per Sebastià Bennasar
Avui vespre he de participar en un combat de boxa. Literari, és clar. És una fórmula ben trobada per fer divertits els debats sobre literatura en festivals i esdeveniments semblants. Els escriptors ens hem hagut de reconvertir en homes públics a marxes forçades perquè els llibres es venen d'un en un, avui en dia. I empenyent. Això si hi ha sort. Això entre els mortals. D'aquí a una estona aniré a veure en Jo Nesbo, que ha venut més de trenta-cinc milions de llibres. És nòrdic. No fa falta dir gaire cosa més. El meu combat serà contra en Jordi Fernando, a l'Espluga de Francolí, en el marc del festival El vi fa sang. Ens arbitrarà en Salvador Balcells.
Penso en les relacions entre boxa i literatura o entre boxa i art. Potser la fotografia ha captat molt bé l'essència del combat, l'èpica que hi ha quan res no és brut. El cinema ha fet de la boxa un dels seus temes recurrents. Sigui directament o indirectament. Fins i tot Sylvester Stallone ha guanyat un òscar gràcies a la boxa. Vols dir? Sí, Sylvester Stallone és quelcom més que un cos hormonat i amb una dicció espantosa. Va escriure el guió de Rocky. La primera. Una història de perdedors. Boxa en estat pur. Després hi ha hagut interpretacions memorables. I històries boníssimes amb boxadors de segona fila: Hurricane Carter, per exemple. I la cançó de Bob Dylan. Potser aquesta cançó sí que val un premi Nobel o no.
Literatura i boxa. Penso en els contes de l'Ignacio Aldecoa. I en els meravellosos tres relats de Jack London que ha recuperat Zorro Rojo. Quin gran escriptor que era en Jack London. Quantes alegries llegint-lo. Literatura i boxa, tant sovint en literatura de quiosc per entretenir els obrers, en revistes de polpa de paper. I la cara fosca, la més negra, la que ha servit per donar arguments al cine i la novel·la més negra. Els combats comprats, la corrupció, les apostes, la cara sòrdida de tot l'afer.

I avui que fa fred penso en el pobre Ernest Hemingway quan deia que era falsament pobre a Paris -ho era en comparació a Scott Fitzgerald, és clar, però no passava fam perquè viva de la dona i d'un subsidi que tenia ella (pobres dones de Hemingway) i ensenyava a boxejar a altres escriptors per guanyar-se algun quarto. Vés a saber si no hem tingut sempre aquesta vocació de sortir al carrer per guanyar-nos les garrofes. Pobre Hemingway, com de bon escriptor va ser quan era pobre i feliç a Paris i quan encara no s'havia convertit en personatge.

[Font: www.revistabearn.com]

Anuncian lanzamiento del primer noticiero en lengua aimara del país

El Instituto Nacional de Radio y Televisión (IRTP) anunció el lanzamiento del nuevo noticiero en lengua aimara a través de TV Perú y Radio Nacional para llegar a más peruanos.
El IRTP anunció el lanzamiento del noticiero en aimara 
Luego de la implementación de “Ñuqanchik”, primer noticiero en quechua del país, el Instituto Nacional de Radio y Televisión (IRTP) ya anunció el lanzamiento de un nuevo programa, esta vez en lengua aimara.
Si bien no detallan aún la fecha de emisión, ya hicieron público un spot donde indican que ya se viene preparando el noticiero, desarrollado por IRTP con el objetivo de reafirmar el compromiso de esta institución por mantener informado a más peruanos.
Cabe destacar que, de acuerdo a los datos del Ministerio de Cultura, los aimaras constituyen uno de los 52 pueblos indígenas u originarios del Perú. El Censo de Población y Vivienda del 2007 determinó que la población con lengua materna aimara representa el 2 por ciento del total de la población.
Si solo se considera a la población con lengua materna indígena, los aimaras representan el 11 por ciento, convirtiéndolos en el segundo más numeroso del Perú.








[Foto: IRTP - fuente: www.servindi.org]

Tel Aviv : dans les entrailles de la scène musicale la plus chaude de 2017

Beaucoup de choses ont déjà été racontées sur Tel Aviv et sa nouvelle scène électro. la ville et son statut de centre névralgique du clubbing moyen oriental a été tour à tour comparée à Miami, Ibiza ou à l’undergound berlinois. et si la plus grande ville d’Israël était surtout un village ou « un lycée où il faut trouver sa bande » ? C’est en tout cas la thèse qu’accréditent les musiciens et dj Moscoman, Red Axes et la nouvelle venue la plus prometteuse du moment : Noga Erez

Écrit par Sarah Koskievic 
A la fin des années 70, ça s’est passé dans le New York sous double influence punk et disco. Cela a ensuite bifurqué du côté de Manchester à la fin des 80’s, au moment où toute une génération de rockeurs découvrait les joies de la dance et du 24 Hour Party People entre les murs du club devenu mythique La Hacienda. Puis, cela a traversé par vagues irrégulières des endroits du monde comme Istanbul, Mexico, Barcelone, Rio, et forcément Berlin. Aujourd’hui, ils sont de plus en plus nombreux à penser que le feeling de l’époque musicale se joue en direct des clubs ou sur les microsillons des disques en provenance de Tel Aviv, Israël. Mais pourquoi ici, dans cette ville ? Principalement parce qu’il s’y localise une des scènes musicales les plus excitantes et hétérogènes du monde. Qu’on en juge plutôt : Red Axes, Moscoman, le label Disco Halal, Autarkic, le groupe vocal et bientôt l’explosion rap et techno à froid de la dénommée Noga Erez, physique de mannequin à franges et aspirations à placer tout un tas de messages politiques et sociétaux dans sa musique. Bientôt ? Bientôt ce sera au tour du rock hyper sale et parfois même totalement décadent des The White Screen, alias les « Fat White Family hébreux » et au reggae digital de Miss Red de forcer le barrage. Mais pourquoi ici ? Parce que la musique tel avivienne est intrinsèquement liée à l’esprit israélien.
C’est lors des street parties quasi mensuelles qu’on peut se rendre compte de l’impact de l’électro sur la ville : tous les DJ de Tel Aviv se donnent rendez-vous pour faire danser gratuitement les locaux. Autre preuve que l’électro est dans l’ADN de la ville : pour la deuxième année consécutive le bosniaque Solomun jouera devant des milliers d’israéliens lors du Jour de l’Indépendance de l’État d’Israël. Du chill du bord de mer au bouillonnant centre qui voit éclore cafés et buvettes tous les mètres, Tel Aviv (d)étonne par son unité. « Un pour tous et tous pour un » pourrait en être la devise. Dans ce grand tout, les gens prennent soin les uns des autres et l’électro ne déroge pas à cette règle. Quand une figure locale a la chance de traverser les frontières, ni une ni deux, elle créé un label pour signer ses potes talentueux et leur faire croquer dans la pomme du succès international. Moscoman, DJ et producteur star de cette scène, exilé depuis quelques années à Berlin ne dit pas le contraire : « Si avec ma petite notoriété, je peux aider mes potes israéliens en les signant sur mon label, pourquoi je n’aiderais pas ceux que je considère comme ma famille ? » L’esprit de famille c’est aussi ce qui anime les autres parrains de cette scène, restés à Tel Aviv : le duo Red Axes. Si Red Axes sévit sur I Am A Cliché, label français chapeauté par l’ex-prince de la french touch Cosmo Vitelli, il entend bien faire croquer les potes avec sa propre structure de plus en plus autonome : Garzen Records, « un endroit pour nos déviances particulières ».
TEL AVIV, L’EXCEPTION MONDIALE
Aujourd’hui, Red Axes va vivre une de ces journées qu’on pourrait qualifier de « typiquement made in Tel Aviv ». Une journée qui dure, au minimum, 48h, commence généralement à la terrasse d’un petit café situé dans le quartier du souk de HaCarmel où les deux ont leurs habitudes. A peine installés qu’une serveuse les fixe : « Comme d’habitude les mecs ? » Tout le monde acquiesce. Niv Arzi, moitié du duo de producteurs et DJ Red Axes a décidé d’ironiser dès qu’il est question de sa ville et de l’ébullition qui semble l’animer : « Celui qui compare Tel Aviv à Ibiza n’a rien compris à ce qu’il se passe ici ». C’est pourtant la comparaison la plus répandue quand on parle du vivier de l’électro qu’est la capitale culturelle d’Israël. Effectivement, à l’instar de l’île des Baléares, la ville blanche ne dort jamais. Du lundi au dimanche, de 10 heures du matin à tard dans la nuit, les bars et les boîtes sont ouverts, les terrasses grouillent de monde, les gens petits déjeunent dehors ou attrapent un falafel. Il semble que personne ne dorme jamais, ni ne bosse, d’ailleurs. « C’est la seule ville du monde où on applique le ‘No Tomorrow’ à la lettre », explique Moscoman. Pourtant, à en croire Niv, c’est Athènes, la sœur spirituelle de Tel Aviv. « On y retrouve cette atmosphère ‘I don’t give a fuck’, une décontraction méditerranéenne et les gens sont gentils. Peut-être n’ont-ils pas vraiment le choix depuis qu’ils ont subi la crise économique. »
Pour Moscoman, musicalement, le rapprochement le plus logique est Rio de Janeiro. La musique, partout, tout le temps. Le mélange des genres qui rend la ville unique. Être unique, justement, c’est le credo de Tel Aviv. « Il n’y a qu’une poignée de clubs dans toute la ville et pas plus de 5000 personnes qui les fréquentent. À l’échelle de cette ville minuscule, c’est énorme. » Parmi ces quelques institutions de la nuit tel avivienne, il y a pas mal de clubs. Il y a aussi l’immense The Block où les mecs de Red Axes jouent ce jeudi soir, début du week-end israélien. C’est d’ailleurs l’un des rares endroits qui pourrait rappeler Ibiza. Logé dans le sous-sol de la gare centrale, à quelques encablures du quartier métissé de Neve Sha’anan, The Block se déploie dans les entrailles de la ville. Pour y entrer, il faut payer le prix et accepter de perdre quelques dizaines de minutes dans une file d’attente pour le moins conséquente. Il faut ensuite savoir laisser à la porte son téléphone portable et quelques uns de ses effets personnels. Aujourd’hui, c’est un garçon qui a eu la curieuse idée de venir au club avec son husky tenu en laisse et une jeune fille, obligée de laisser son brumisateur entre les mains du personnel de sécurité tout sauf arrangeant, qui vont faire les frais d’une fouille poussée.
Les rumeurs les plus folles courent en permanence sur ce lieu : ce serait une ancienne prison, les fermetures occasionnelles seraient le fait de la Mafia qui aimerait bien avoir la mainmise sur l’endroit. Dans les faits, c’est la boîte où les DJ sont les plus pointus de la région et où l’underground flirte avec l’hipsterisme. À l’intérieur, interdiction de fumer – fait rare pour Tel Aviv où la loi Evin locale a été officieusement rejetée par les autochtones – et impossible d’utiliser son téléphone, tout comme au sulfureux Berghain berlinois. Ici s’arrêtent les similitudes avec les clubs du reste du monde. Parce qu’au Block, tout comme dans le reste de la ville, l’atmosphère reste plus que spéciale. Il est trois heures du mat’ quand Red Axes prend les platines et une impression se fait tenace : les masques vont tomber. Ceux des DJ, d’abord, plutôt introvertis dans la vie civile mais qui se révèlent une fois la nuit tombée, et ceux du public qui n’attend que le début du set du duo pour se lâcher une bonne fois pour toutes. La foule n’a plus aucune retenue et, survoltée, célèbre les enfants du pays. Derrière les platines, Dori Sadovnik et Niv Arzi sont archi concentrés mais souriants. « Le meilleur moment dans ce job, c’est quand on voit les gens danser. Il suffit parfois qu’une note te transporte pour que tu ne touches plus Terre ». Même son de cloche pour Moscoman qui considère cet instant comme l’orgasme suprême du « job le plus cool du monde ».
LES ROIS DU MONDE
Point commun entre ces trois israéliens itinérants ? Un travail acharné. « Parce qu’on vient d’Israël, les gens attendent de nous des sonorités orientales. Voilà le truc le plus débile qu’on entend », explique Niv. On arrive encore au point de convergence entre Tel Aviv et sa musique électro. Il suffit de se balader dans les rues de la ville pour comprendre la force du mélange. Anglais, hébreu, arabe, russe, français, italien… Ici, les langues et les cultures se rencontrent et se phagocytent. « Qui est encore un ‘sabra’ (israélien pur souche, ndlr) en Israël ? », se marre Noga Erez, dernière révélation de la scène locale. Niv Arzi explique : « Dans un bar, à Tel Aviv, il est presque certain de rencontrer une meuf qui n’a pas la même culture que toi. Une marocaine, une éthiopienne, une irakienne… Si tu sors avec elle, tu vas devoir apprendre ses coutumes, les plats de son pays – ceux que tu vas bouffer chez ses parents. Pour la musique, c’est pareil. Si l’électro israélienne est si pointue, c’est parce qu’elle n’a pas d’existence propre, c’est un mélange de tout ce qui a été ramené des autres pays. »
Des tracks de Moscoman, on dit que c’est un grand bordel musical. Quatre ans après son exil à Berlin « parce que c’est le centre de l’Europe », le producteur et DJ a toujours du mal à définir la Tel Aviv Touch« Quand j’étais gamin, j’écoutais toutes sortes de musique – de la new wave aux marocains old school. Ce sont toutes ces influences que je fous dans un morceau. » En résulte un nouveau genre de musique, quelque chose de quasi-expérimental, à mi-chemin entre l’absolu et le néant. Quand on l’interroge sur Red Axes, le musicien electro Yuksek frôle l’extase : « C’est simple, la musique de Red Axes, c’est vraiment le truc le plus intéressant qu’on puisse écouter actuellement. Ils ont rénové l’electro. Ils y ont ajouté la tension de la cold wave et plein de petits détails esthétiques super pertinents dans l’époque. Ça me paraît essentiel, leur truc ! »
FAIRE BOUGER LES LIGNES
« Il faut bien comprendre que Tel Aviv est une petite ville, tout le monde connaît tout le monde, veut bien théoriser Moscoman. Si un mec fait un nouveau son incroyable, tout le monde est au courant dans la journée ». Noga Erez voit même dans la montée en puissance de cette nouvelle scène israëlienne quelque chose de logiquement géographique : « Disons que dans une ville que l’on peut traverser de bout en bout, à pied, en moins de deux heures, il y a énormément de chances pour que tous les musiciens finissent par se rencontrer, se connaître et parfois même bosser ensemble ». C’est en ça que les lignes se brouillent. Les rockeurs deviennent DJ, les rappeurs s’essaient à l’électro et les métalleux se mettent au ukulélé. D’ailleurs, bien avant d’être les figures de proue du label I’m A Cliché, Niv et Dori avaient monté un groupe de post-punk à Amsterdam. A l’époque, ils s’appelaient Red Cotton et mêlaient la rugosité des riffs de guitare à une électro new-wave. Une fois revenus sur leur Terre Promise après avoir beaucoup écumé les clubs alternatifs de Hollande, ils ont changé de nom mais pas vraiment d’approche musicale. Résultat : aujourd’hui les « petits frères » de Red Axes affirment encore plus cette envie de ne surtout pas évoluer dans un genre musical unique. La preuve avec les sœurs yéménites de A-WA ou le groupe Balkan Beat Box dont le succès a été fracassant, en France notamment, et dont le genre reste encore à définir. « On a pas vraiment l’impression de faire un truc si fou que ça, avoue franchement Dori Sadovnik, quand les médias nous qualifient faisant partie ‘de la nouvelle scène’, ça nous fait rire ». Si aux yeux du monde, Tel Aviv est le nouvel Eldorado de l’électro, ce n’est pas vraiment une grande nouvelle pour les locaux.
Mais peut-être que les choses vont encore s’accélérer quand Noga Erez aura sorti son premier disque radical et chic. Le débarquement est prévu pour le 2 juin. Noga Erez est le nouvel ovni de la scène tel avivienne. Visage féminin qui cache un duo de virtuoses, Noga est la révélation de l’année du pays. Celle que les sites et magazines branchés commencent à comparer à M.I.A. Rien que ça. Avec son « partenaire » Ori Rousso, elle s’est enfermée des mois pour travailler sur un album unique. Pour Noga, donc, « le monde de la musique n’est qu’un vaste lycée : il faut trouver sa bande ». Exilée de Tel Aviv pour vivre dans une petite ville à 30 minutes en voiture, elle n’a pas su trouver la sienne. Pas vraiment électro, pas tout à fait pop, c’est en eaux troubles qu’elle a composé ce disque. Et elle l’a lâché, un peu au pif. Noga n’a pas su s’identifier à un genre de son pays de naissance alors, comme les autres, elle a créé le sien. « Quand tu composes des trucs qui te font kiffer mais que t’es seule dans ton studio, tu ne sais pas si ce que tu fais va plaire à quelqu’un d’autre qu’à ta mère. » Son premier single « Dance While You Shoot » l’a propulsé sur le devant de la scène européenne mettant tout le monde d’accord. Elle aussi forme un sourire entendu quand on la questionne sur cette « nouvelle scène de Tel Aviv ». « Rien n’est nouveau mais tout se transforme, dit-elle. Ce qui fait que la ville est en permanente mutation, c’est qu’on ne pense pas à demain. La musique ne fait pas exception, il suffit de détourner l’oreille quelques minutes et un mec a déjà inventé un nouveau son. » Ce qui se joue à Tel Aviv depuis quelques années ne fait que commencer. 




[Source : www.greenroom.fr]

Hoteles inteligentes y la madre que los parió

Escrito por Arturo Pérez-Reverte

Les juro a ustedes, con una mano sobre la primera edición de El cetro de Ottokar, que cuanto voy a contar es cierto. Acabo de sufrirlo en la habitación de un hotel español nuevo y flamante, dotado con todos los adelantos tecnológicos imaginables. Un lugar de vanguardia tan avanzada que te deja de pasta de boniato.
La primera en la frente fueron las luces. Allí no había conmutadores normales, de ésos que les das, clic, clac, y encienden y apagan. Había unos sensores planos de colorines, que según acercabas un dedo encendían cosas de modo aleatorio, a su rollo. Todas de golpe o una a una, dabas a ésta y se encendía o apagaba aquélla, tocabas la de la mesilla de noche y se iluminaba un armario, o el cuarto de baño, y así todo el rato. No había forma de aclararse. Y para más recochineo, la habitación estaba iluminada a la moda de ahora, con coquetos puntos de luz que dejaban el resto en penumbra; lo que es precioso, pero tiene la pega de que no ves un carajo. Además, las pocas luces estaban situadas en lugares divinos, pero no donde las necesitabas, por ejemplo, para leer. Así que estuve un rato moviendo muebles para colocarlos donde podía verse algo; con el simpático detalle de que al ir y venir en la penumbra, más ciego que un topo, una manija de una puerta, estilizada, larga y bellísima de diseño, se me enganchó en el bolsillo de la chaqueta, rasgándolo.
Blasfemé, lo confieso. Algo sobre el copón de Bullas. Por suerte tenía otra chaqueta, pero al ir a colgarla se le cayó un botón. La alfombra era de las que más detesto en el mundo. Si la moqueta me parece ya una guarrería infame, calculen mis sentimientos ante una alfombra peluda de medio palmo de espesor, con rayas de cebra, entre cuya fronda podría camuflarse una boa constrictor. Por pura ley de Murphy, el botón cayó entre el pelamen; y con la falta de luz estuve diez minutos a cuatro patas, buscándolo con las gafas de leer puestas, mientras mis blasfemias subían de tono, cuestionando ya los más sagrados Misterios. Y de ahí para arriba.
El siguiente episodio fue la tele. Vi un mando, presioné la tecla, y lo que se descorrieron fueron las cortinas de la ventana, que ya nunca pude volver a correr. Al fin, con otro mando que parecía perfecto para abrir cortinas, encendí la tele. «Bienvenido, señor Pérez», dijo una voz cantarina sobre una imagen del hotel. Quise ver el telediario, pero el televisor me exigió una complicada serie de datos que incluían mi nombre, número de habitación y algo así como código Waca Plus –que sigo sin tener ni idea de qué podía ser–. Pese a ello, introducido todo, o casi, la tele se negó a pasar a los canales. Quise apagarla, pero no había manera de apagarla del todo, porque se encendía ella sola cada diez minutos, y cada vez la misma voz repetía: «Bienvenido, señor Pérez».
Les ahorro la noche. La cortina abierta de piernas, con la luz de las farolas de la calle dándome en la cara –con ésa sí habría podido leer–, y el televisor encendiéndose solo, «Bienvenido, señor Pérez», cada diez minutos. Además, cuando quise mirar el reloj en la mesilla debí de tocar algún sensor o algo, porque los pies de la cama se levantaron, zuuuuum, y me quedé con ellos en alto y toda la sangre congestionándome la cabeza. A punto de nieve para el derrame cerebral.
Al fin llegó el alba. Yo había notado ya que el grifo del lavabo no era un grifo, sino un caño misterioso que requería ciertos pases mágicos alrededor para que saliera el chorro de agua. Y con la ducha pasaba lo mismo. Me puse enfrente, empecé el abracadabra, y ni flores. Al fin, al hacer no sé qué movimiento, brotó el agua de la ducha. Fría, no, oigan. Ártica. Salté hacia atrás, empapado, y me quedé allí intentando desesperadamente resolver el problema. Entre el mando –que seguía sin saber cómo funcionaba– y yo se interponía el chorro gélido de la ducha. Al fin me dije: vamos, chaval. Sobreviviste a los puentes de Bijela, así que échale cojones. De modo que tomé aire, me metí bajo el chorro –mis blasfemias debían ahora de oírse en la calle– y estuve dando pases mágicos hasta que al fin, al borde ya de la congestión pulmonar, salió de pronto un chorro de agua hirviendo que me abrasó la piel. Y cuando al cabo, exhausto, apoyado en los azulejos bajo un chorro más o menos regulado, miré al suelo, comprobé que el arquitecto, o su puta madre, habían diseñado un plato de ducha sin escaloncito, a ras con el piso, y que por debajo de la puerta de cristal se había ido el agua, que ahora corría alegre por toda la habitación, anegándola. Y mientras, en el televisor, la amable voz femenina seguía repitiendo cada diez minutos: «Bienvenido, señor Pérez».

[Fuente: www.xlsemanal.com]

Ava Taparendy, líder guaraní: ‘Sin el apoyo de Europa nos espera la destrucción total’

Su nombre real es Ava Taparendy (del guaraní, Pequeño Camino Luminoso) aunque para la burocracia brasileña se llama Ládio Veron. Es líder reconocido de los guaraní kaiowá y ha viajado a Europa a sensibilizar y buscar apoyos ante la desesperada situación de los pueblos indígenas en Mato Grosso do Sul (Brasil). “Nos están matando por exigir nuestros derechos”, ha afirmado en un acto celebrado en nuestra sede.

Actualmente, los guaraní kaiowá están recluídos en 88 áreas de confinamiento en Mato Grosso do Sul, estado brasileño limítrofe con Paraguay. Tampoco pueden vivir en muchas de las zonas homologadas por la administración como tierras de los pueblos indígenas: se lo impiden los latifundistas y facenderos con intereses en el agronegocio, utilizando, si es preciso, la violencia de forma impune.
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Matan a los nuestros'
“Vivimos de forma precaria al lado de las carreteras, bajo lonas, sin servicios. Intentamos retomar nuestras antiguas tierras, pero matan a nuestros líderes. Hay asesinatos programados, atropellos, enfermedades…”, explica el cacique Taparendy. Su padre fue asesinado en 2003 por defender los derechos de los kaiowá.

“En el Mato Grosso nadie puede ir contra los intereses de los terratenientes porque pones tu vida en peligro”, apunta Jordi Ferré, profesor de lenguas catalán residente en un poblado guaraní que acompaña al portavoz kaiowá en su viaje europeo. Entre 2003 y 2015, 891 indígenas fueron asesinados en Brasil, casi la mitad en Mato Grosso do Sul.

Los territorios de los pueblos indígenas de la zona son ahora enormes extensiones de campos de soja o de caña de azúcar. Los bosques de árboles han desaparecido substituidos por los productivos y depredadores eucaliptus. “Nos han arrebatado la tierra y la naturaleza. Nuestras tierras están devastadas y envenenadas. Queremos trabajarlas para reforestarlas y poder sobrevivir como pueblo”, dice Ava Taparendy. Su triste mirada solo se ilumina cuando antes de esta comparecencia en Casa Àmèrica Catalunya logra contactar con su familia vía skype.

Apoyo europeo
La exasperante lentitud -cuando no pasividad- de la administración en la demarcación de tierras de los pueblos indígenas también ha contribuido, y mucho, a esta alarmante situación. Al borde de su extinción, los kaiowá esperan conformar una red de apoyo en Europa que haga reaccionar al estado brasileño. “Solicitamos una pequeña parte de lo que era nuestro territorio. Es tan solo el 2% de Mato Grosso do Sul y es lo que legalmente nos pertenece”, subraya el representante guaraní.

“No he venido a Europa de turismo o a buscar dinero sino a sensibilizar y divulgar nuestra causa. Nos han quitado nuestras tierras, pero no nuestra lengua y nuestras creencias. Seguiremos luchando hasta que el último kaoiwá esté de pie. Sin el apoyo de Europa no hay esperanza y vamos a la destrucción total”, afirma, sereno pero contundente, Ada Taparendy.



[Fuente: www.americat.cat]

La casa, el origen, la vuelta



Escrito por CLAUDIO RODRÍGUEZ MORALES

Ministro 294, una puerta vieja. Sobre ella una pintura a la diabla, carcomida por unas termitas ya jubiladas. Una escalera hija de otra escalera. Más bien su verruga y mirándola de frente. No hay descenso a secas, solo insinuación, siempre un nuevo “más abajo” desde otro ángulo. Pedazos de esquinas, el plan de Valparaíso, perspectivas infinitas, caos armonioso, arquitecturas sin unidad. Más allá, si se afina la vista, barcos y un pedazo de mar. Una calle más angosta de lo esperado. Cambios que no percibo a la primera. Los objetos libres de hace cuarenta años, una galería, un patio, plantas, árboles con alma atorrante, una vecina borracha fisgoneando, el mariconcito amigo diciéndole adiós al novio en el poste de luz, simplificados ahora en una muralla única, monocolor, proyectada, tan egoísta ella, hacia el cielo. Solo queda erguirse si se requiere algo de aire nuevo. Por de pronto, yo no lo hago. Lo mío es la tierra firme y su vértigo. Vuelvo a la escalera verruga, tan esquinada y descascarada, como si tuviese sarna y otros pesares. Malezas guachas que crecen sin futuro esplendor entre los peldaños. Al costado, pedazos de pastelones puestos en el limitado orden que permiten las duras penas del declive. El cerro, como siempre, obliga a seguir su perímetro fiero, rebelde y choro. Sentarse y respirar en un tiempo más largo que el requerido para trajinar por la vida. Mirar en derredor y decir sí, es mi casa. La vieja casa del comienzo, la primera página del cuento, el Big Bang particular y minúsculo, solo detectado por mi olfato y no más de unos pocos centímetros más allá. Un día en que el universo apenas tuvo cosquillas y Dios ni se enteró (preocupado, como estaba, de jugarse con el Diablo la suerte del golpe de Estado que se venía). Pocos cambios a la vista, todos para peor. Es mi opinión y ahí se queda. Al menos no la han demolido, me consuelo. Al menos, desde afuera, se siente el mismo aroma. A tierra gredosa, humedad, basurilla, perros, gatos, ratones, chinches, pulgas y garrapatas. Reencontrarse con el propio inicio. La casa más vieja a pesar de los trabajos de hermoseamiento. Con sus ventanas ahora móviles, su estuco permanente, el adobe y el rechinar. Plomiza por vocación. Sin sus amorosos habitantes, eso sí, y ante eso, solo resignación. Todos dispersos en esta y otra vida. La abuela protectora, tías y tíos juguetones, primos leales, padres imberbes, el abuelo inmóvil (ya era hora). Yo mismo, sin ir más lejos, cuento con mi propia dispersión. Vecinos de aquel tiempo vueltos con los años personajes de culebrón, destino trágico para cada uno de ellos. ¡Cuidado! Hay riesgo en detener la viñeta. Desde las alturas, detrás de velos y ventanas, los nuevos habitantes me observan. Incluyendo a un perro ingrávido posado a metros de mi cabeza sobre unas planchas de zinc. Un intruso invadiendo el barrio, piensan de seguro, hay que corretearlo. No me entenderían, pienso yo, aunque se lo graficara en dibujos. El que se fue, se fue nomás, sentencian. Aun así, tomo asiento en el segundo peldaño. Con la cámara en tus manos, registras el instante. Se abre la compuerta nubosa y no queda más que lo esencial. Pañales de género hervidos a baño maría en fondos de hojalata. Viento marino helado haciendo el serpenteo ascendente de siempre. Lavadoras con manivela y espuma de Bio Luvil que se rebasa por el pasillo de madera. Calzones de goma, talco, chupete mosqueado y lleno pelusillas. Pero también consentimiento. Como en el aseo corporal paradito dentro de una tina de plástico, tetera de agua caliente, jabón y estropajo, los brazos serviciales de la abuela en fricción permanente, con algodón y colonia, toalla calientita sobre una estufa. Adiós a la piel de gallina, gustosa y regaloneada, con las prendas de vestir que esperan planchaditas sobre una silla. Sabrosa comida de emergencia, marraquetas gigantes y crujientes con mantequilla, huevo frito en paila pegado en costrones de aceite al metal, tostadas con paté de cerdo, té con cucharadas de azúcar, pescado frito en manteca, tortillas con chicharrones, tomate colorido y jugoso con cebolla, gaseosa Frambuesa Nobis para la sed, maicena con leche y chilenitos con manjar. Pobres pero bien comidos, sin tiempo para la sobremesa. Salgo volando y me reciben unos brazos. Vuelo de nuevo y caigo en otros. Como una suerte de vals, abuela, tíos, tías, padres, un vértigo que se detuvo sin aviso. Un camión de mudanza cargado de unas pocas cosas. Subo con mis padres a la máquina para emprender rumbo desconocido. Cuál de los dos más temeroso, toque de queda, nuevo empleo, cuidado con los soplones de la dictadura, convivir a solas con un niño y sus berrinches. Cada uno vuelto hacia dentro, sin toparse con el miedo del otro. Y yo, sobre sus faldas, sin saber de las razones poderosas para sumarme a ese caldero. Nos aprontamos al juego de la familia, la intimidad y autocontrol. Adiós a la casa vieja y al desbande. Viento seco y calor puentealtino. Otra ciudad. Ahora, al regresar a la dirección Ministro 294, quiero ser el mismo que partió. Tarea imposible. Me fusiono con la casa, solo un instante, mientras me dice tú también has cambiado y para peor. Entonces, de qué me admiro tanto.



[Imagen: http://static.panoramio.com/photos/original/32228758.jpg - de CHILE LITERARIO, 20/03/2017 - fuente: sugieroleer.blogspot.com]

Les prostituées et la langue "mal tournée"

Non, «courtier» ou «business», ne sont pas des termes d’économie. Ce sont des mots du «joli monde», celui de la prostitution. Un dictionnaire spécialisé –Du Couvent au Bordel– inventorie ce que la langue français doit aux gagneuses et à leurs macs.

Fille de bordel, photo XIXe siècle. 
Écrit par Agnès Giard 
Dans le milieu de la prostitution les mots pour le dire foisonnent en un jargon inépuisable de termes, tous plus insolites les uns que les autres, qui ne cessent d’évoluer depuis le XVIe siècle. Sensible à cette pléthore lexicale, Claudine Brécourt-Villars –spécialiste de la littérature et des idées de la fin du XIXe siècle et du début du XXe– énumère dans un livre-objet à la facture précieuse les termes les plus imagés. On y apprend notamment que le mot bizness «anglicisme introduit en France au milieu du XIXe siècle par les pickpockets anglais», est rapidement attesté (dès 1895) au sens de «travail de la prostituée». Les businessmen peuvent donc en rabattre : leur métier à l’origine ne consiste guère qu’à vider des bourses trop pleines. Et que dire des courtiers ? Leur nom qui vient du néerlandais makelare («intermédiaire»), lui-même dérivé de makein («trafiquer») a donné… «maquereau, l’homme qui vit de la prostitution des filles». Voilà qui n’est pas vraiment glorieux. Claudine Brécourt-Villars rajoute avec un brin d’humour : «Au fil des temps, maquereau a fini par être confondu avec le nom donné au poisson de mer, dont le dos tacheté de vert et de bleu évoque les costumes voyants et les bijoux clinquants portés par les proxénètes à la fin du XIXe siècle».
Cave, catin, bocard, boxon ou boulangère…
Dans Du Couvent au bordel, dictionnaire fabriqué avec un soin particulier (grammage, typo, encollage), au titre imprimé en forme de calligramme érotique, la chercheuse livre sa moisson de mots. Milord, mondaine, montretout, musardine, pierreuse, poniffe, Prosper, putanisme… Chaque locution est accompagnée de citations truculentes. On les fait rouler sous la langue avec le même plaisir qu’on se prend à caresser la couverture couleur chair de l’ouvrage : c’est littéralement un livre à textures et à confiture. Un régal, donc, et l’occasion d’apprendre que le mot «salope», par exemple, dérive peut-être d’un nom d’oiseau, tout comme «grue», «cocotte», «poule» ou «chouette»… «Salope. Appellation dénigrante d’origine obscure, peut-être composée de sale et de hoppe, dérivé de huppe, oiseau réputé pour sa saleté, attestée en 1775 au sens de femme malpropre. Par glissement sémantique, […] femme aux moeurs dissolues».
Des termes souvent péjoratifs
Bien qu’elle apprécie la verdeur de ces mots, la chercheuse note, avec amertume, que «les marchandes d’amour sont stigmatisées», y compris par leurs propres clients. Comparées aux volatiles de basse-cour, aux batraciens, voire aux larves d’insectes, les prostituées portent des noms qui les avilissent. «“Araignées de luxure” ou “de pissotière” offrent la parfaite représentation du rejet que suscitent ces filles, considérées comme avilissantes. S’ajoutent à ce florilège “chienne”, “guenon”, “truie”, femelles” réputées pour leur lascivité» sans oublier «morue» bien sûr (à cause de l’odeur), quand ce n’est pas un nom de maladie («vérole») ou d’instrument de cuisine (par allusion au fait qu’elles font bouillir la «marmite» ou chauffer la «casserole» du souteneur). Tout cela n’est guère flatteur.
Féminisme avorté sous la Révolution
Ces mots, souvent insultants, en disent long sur «la condition des prostituées dans la société française et, inévitablement, sur celle des femmes». Il n’est d’ailleurs pas innocent que durant la Révolution française, les filles publiques aient multiplié les doléances, dans l’espoir que leurs droits soient enfin reconnus et qu’en réponse à leurs tentatives des fins esprits se soient moqués d’elles, en les ramenant à ce qu’elles étaient : «garces, putains, toupies, maquerelles, etc». Il n’y a pas de plus sûr moyen, pour mâter les femmes qui réclament l’égalité que de leur dire tout cru quels termes injurieux les désignent. Une des publications les plus célèbres du genre date de 1790. Elle est publiée chez un éditeur fictif : la «Société philantropine», située «rue Tiron». La brochure s’intitule : Réclamation des courtisanes parisiennes adressée à l’Assemblée nationale. Claudine Brécourt-Villars en cite un extrait savoureux dans son dictionnaire.
Réclamation des courtisanes adressée à l’Assemblée Nationale
Il s’agit d’un pastiche bien sûr. Cette «facétie» (selon les mots de Gaston Capon, auteur des Maisons closes au XVIIIe siècle) repose sur une fiction. La fiction est la suivante : au moment de l’abolition des titres nobiliaires, les filles publiques de Paris réclament l’abolition des vilains mots qui servent à les désigner, qu’elles nomment des «titres déshonorants». Elles se réunissent donc en Assemblée de femmes (toutes de la même profession), «pour concerter les moyens les plus prompts et les plus sûrs de réprimer, dans notre langue, tout ce qui porte atteinte à la bienséance et au maintien de l’honneur». Leur but : «réclamer l’abolition de ces termes impropres, qui compromettent à la fois la délicatesse des deux sexes». Elles élisent tout d’abord leur présidente : le vote désigne «Mademoiselle Testard» présentée comme une «marchande […] familiarisée depuis longtemps avec tous les membres du corps législatif»… Que faut-il comprendre par là ?
Comment faire quand on n’a pas de C** au C** ?
Une note en bas de page fournit l’explication suivante : «Instruite sans doute du mot de Piron à Madame de** que POUR FAIRE DES VERS IL FALLAIT DES COUILLES AU CUL, Mademoiselle Testard a présumé qu’il en fallait autant pour faire de bonne prose. Delà, ses assiduités auprès des Représentants de la Nation, et parmi les douze cents dont elle peut se flatter de connaître à fond les deux tiers, aucun n’a démenti l’opinion qu’elle en avait conçu». Traduction : à défaut d’avoir des attributs virils, Mademoiselle Testard se débrouilla pour les approcher de si près que les couilles de douze cents membres de l’Assemblée lui imprimèrent par derrière la force nécessaire à la rédaction en prose de ce discours. Et quel discours !
Interdire l’usage des «épithètes dégoutantes»
Ce Discours –totalement fictif bien sûr– dénonce avec inspiration «ces propos indécents, dont l’éjaculation incendiaire expose à tout moment le nom […] des courtisanes parisiennes». Mademoiselle Testard suggère une réforme : il faut désormais que soient interdites non seulement les appellations dégradantes de la Corporation mais les «épithètes dégoutantes dont nous sommes si souvent les victimes, malgré nos complaisances». Mademoiselle Testard demande alors à ses consoeurs de l’aider à dresser la «liste abhorrée» des mots à interdire. Elle propose que cette liste soit remise à l’Assemblée Nationale et qu’un décret sanctionne juridiquement leur utilisation… C’est alors qu’une autre femme, Madame André, intervient.
«“Conasse” est le premier mot que j’offre à votre indignation»
Madame André n’y va pas par quatre chemins : «Mesdames, dit-elle, “Conasse” est le premier mot que j’offre à votre indignation. […] Il nous est adapté sans cesse par des milliers de Petits-maîtres impuissants qui ne devraient trouver dans notre grandeur que le reproche de leur petitesse». L’argument est si bien tourné qu’on croirait presque, à le lire, qu’il s’agit d’un authentique. Une véritable féministe n’aurait pas formulé la chose autrement. Hélas, l’esprit «facétieux» qui a composé la brochure imagine qu’une prostituée (Manon St Pré) interrompt vivement l’allocution de Madame André en criant : «Et foutre Mesdames, pourquoi voulez-vous interdire ce faible moyen de vengeance aux malheureux individus que le Ciel a privé de ses faveurs». Ce qui met fin au récit. La brochure s’achève, laissant le lecteur à mi-chemin entre la sympathie pour les prostituées et le désir de protéger ces mots qui, malgré tout, ont une raison d’être. Une mauvaise raison, certainement, mais… aucune censure jamais n’abolira le bazar.


[ Photo : https://lacuisinedu19siecle.wordpress.com/la-cuisine-aphrodisiaque-a-la-belle-epoque/ - source sexes.blogs.liberation.fr]

Catalogne: la condamnation d'Artur Mas ou les limites de la stratégie de Madrid


L'ancien président catalan a été condamné à deux ans d'inéligibilité pour l'organisation d'une consultation sur l'indépendance en 2014. Une décision qui montre les limites de la stratégie de Madrid.


Écrit par ROMARIC GODIN


C'est une escalade de plus dans le bras de fer qui oppose depuis 2010 la Catalogne à l'Espagne. Ce lundi 13 mars, le Tribunal supérieur de Justice de Catalogne (TSJC) a condamné Artur Mas, l'ancien président du gouvernement catalan, la «Generalitat», à deux ans d'inéligibilité et 36.500 euros d'amende. La justice espagnole lui reproche d'avoir soutenu l'organisation d'une consultation, le 9 novembre 2014, sur l'indépendance de la Catalogne.

Cette consultation s'était déroulée dans le calme et, malgré son résultat (80 % des votants en faveur de l'indépendance) n'avait pas donné lieu à des décisions impliquant la sécession de la part du gouvernement Mas. Mais le Tribunal constitutionnel (TC) espagnol avait interdit cette consultation qui s'opposait à l'unité de la nation espagnole et, partant, à la Constitution. Il avait donc interdit sa tenue a priori. A l'époque, Artur Mas, qui espérait initialement organiser un vrai référendum, s'était contenté d'une «consultation» informelle et symbolique qui n'avait eu qu'un soutien logistique de la Generalitat. Mais le TSJC a jugé que la tenue de la consultation était elle-même un acte de «désobéissance». 
 
Huile sur le feu
 
Certes, le Tribunal s'est montré relativement clément : le procureur réclamait 10 ans d'inéligibilité. Compte tenu de la situation en Catalogne, les juges ont dû arbitrer entre leur volonté d'envoyer un signe concernant le respect des décisions du TC et sa volonté de ne pas jeter de l'huile sur le feu. Cette dernière ambition semble, cependant, ratée. La condamnation d'Artur Mas apparaît en effet pour les Indépendantistes catalans, comme la condamnation de la possibilité de s'exprimer par les urnes. Le président actuel de la Generalitat, Carles Puigdemont, a ainsi déclaré que «l'on ne commet pas de crime en demandant l'avis des gens». Et d'ajouter que «ceux qui ont voté [ils étaient plus de deux millions, ndlr] se sont sentis condamnés».

Détermination du gouvernement catalan
 
En réalité, il en va concernant la condamnation d'Artur Mas comme des autres mesures judiciaires prises par l'État espagnol contre les Indépendantistes : loin de décourager ces derniers, elles les déterminent à considérer qu'aucune négociation n'est possible avec Madrid et que le divorce est la seule option. Carles Puigdemont n'est donc nullement impressionné par la condamnation de son prédécesseur. «Cette décision ne change rien, sinon que nous sommes plus déterminés que jamais», a indiqué le président de la Generalitat. Le gouvernement catalan a donc répété sa détermination à tenir un référendum sur l'indépendance avant la fin septembre, alors même que ce scrutin a été d'ores et déjà interdit par le TC. La désobéissance des Indépendantistes catalans ne sera donc pas freinée par la condamnation d'Artur Mas.
 
Quelle réaction de la gauche non indépendantiste?
 
L'élément important est de savoir comment va réagir la gauche non indépendantiste, regroupée autour de Podemos et de la maire de Barcelone Ada Colau. Ce groupe, arrivé en tête aux élections générales espagnoles de 2015 et 2016 en Catalogne, est décisif pour le succès du référendum. S'il accepte d'y participer, sa légitimité dépassera le seul cercle indépendantiste et s'imposera. Or, si ce groupe condamne le verdict du TSJC, il accepte de facto l'idée que l'on puisse désobéir au TC et, ainsi, l'idée de l'unilatéralité, y compris pour appeler à voter «non» à l'indépendance. Et c'est ce scénario que la décision de ce lundi pourrait bien déclencher. Pablo Iglesias, le leader de Podemos, peu connu pour être favorable aux Indépendantistes, a ainsi, jugé cette condamnation d'Artur Mas de «honte».
 
Impasse de la stratégie de Madrid
 
La stratégie judiciaire des Unionistes vise à montrer aux personnes tentées par l'indépendance que cette voie est une impasse qui mène à des condamnations judiciaires et à des situations de blocage. L'idée est de forcer les Indépendantistes à choisir entre l'état de droit espagnol et leurs convictions. Mais cette stratégie semble de plus en plus limitée : les Indépendantistes apparaissent en effet déterminés à aller jusqu'au bout sans se laisser impressionnés par la «guérilla judiciaire». Dès lors, la responsabilité s'inverse et Madrid doit décider soit de laisser faire le référendum unilatéral et donc de prendre le risque d'une sécession «légitimée» par les urnes, soit d'empêcher ce vote, mais en ayant recours à l'état d'exception, avec tous les dangers qu'un tel chemin suppose.
 
L'heure du choix approche
 
Dans le combat à distance entre Barcelone et Madrid, le gouvernement espagnol doit donc faire face à un choix délicat puisque les condamnations n'ont pas leur fonction dissuasive. La stratégie de la détermination menée par Carles Puigdemont semble donc avoir été plus efficace, jusqu'ici, puisqu'elle a conduit à ce choix impossible de l'Espagne. Reste à savoir ce que sera effectivement ce choix, alors que le gouvernement Rajoy a toujours pensé que les Catalans bluffaient. Exercera-t-il l'article 155 qui prévoit la suspension de fait de l'autonomie ou instaurera-t-il l'État d'urgence? Ce serait prendre le risque de victimiser encore davantage les Indépendantistes. Ne fera-t-il rien? Mais alors, le référendum sera de facto valable car toléré, malgré la décision du TC. L'heure du choix approche, en tout cas...


[Photo :  Albert Gea / Reuters - source : www.latribune.fr]

sábado, 25 de março de 2017

Teatro: ‘Arriba El Alto’ (Bolivia)

Con motivo de su gira por Europa, Teatro Trono de Bolivia presenta la obra Arriba El Alto, escenificación sobre la historia, migraciones y luchas sociales en El Alto, segunda ciudad más poblada de Bolivia, situada a más de 4.000 metros de altitud junto a la capital La Paz.
Arriba El Alto es un collage vertiginoso de escenas que hilvanan un relato dentro de otro. La historia de amor entre Ángel y Victoria es una excusa para contar las muchas historias de El Alto: las migraciones y las luchas sociales, campesinos que llegan, mineros desplazados que se incrustan, pugnas simbólicas entre ambos bandos que se entremezclan, nuevas generaciones en las espaldas de los recién llegados. 
En esta propuesta teatral del grupo Trono, El Alto explosiona en la rebelión más importante del siglo XXI, en la guerra del gas, que cambia la historia de esta ciudad y la de Bolivia. Ángel y Victoria simbolizan con su amor y enfrentamiento el nacimiento de un nuevo país, en esta capital de la rebeldía.

Teatro Trono de Bolivia es ante todo un proyecto social que promueve el protagonismo de los niños y jóvenes en la perspectiva de buscar nuevos líderes para el futuro. Su singladura se remonta a 1989 como resultado de una experiencia de trabajo con niños de la calle. Rápidamente, el proyecto se consolidó ofreciendo a la población de El Alto una gama de actividades culturales: teatro, biblioteca, películas, muestras de arte abordando temáticas como los derechos de los niños, identidad nacional, narcotráfico, conciencia sobre el medio ambiente, igualdad de género o liderazgo.


Otras actividades del grupo Trono en Barcelona.






Día / Hora:
28/03/2017, 20:00 H
Lugar:
Casa Amèrica Catalunya. c/ Còrsega 299. Barcelona ENTRADA LLIURE // ENTRADA LIBRE



[Fuente: www.americat.cat]




LA BAIE DES ANGES (1963, Jacques Demy) La bahía de los ángeles


Conforme el paso del tiempo me ha permitido acercarme a la filmografía del francés Jacques Demy –una andadura quizá no demasiado extensa en títulos, aunque sí en intensidad y capacidad para ofrecer sentimientos y emociones-, no voy a negar que se ha incentivado en mí la curiosidad de conocer al que me está pareciendo una de las personalidades más atractivas y menos valoradas de la Nouvelle Vague francesa. Esa capacidad de generar emociones, su manera de plasmar en la pantalla las relaciones amorosas, sus cualidades evocadoras de sentimientos o su musicalidad, son elementos que poco a poco me han llevado a considerarlo un referente de valía, sobre todo a partir de las tremenda conmoción que me produjo la contemplación de su célebre LES PARAPLUIES DE CHERBOURG (Los paraguas de Cherburgo, 1964), que no dudo en considerar una de los mejores títulos de la historia del cine francés. Se que la figura de Demy, y esta película en concreto, para algunos es el paradigma de la cursilería. Sin embargo, en ocasiones una toma de partido resulta obligada a la hora de destacar un cineasta sensible –como podría suponer en aquellos años el ejemplo de Richard Quine en el cine USA-, ignorado o menospreciado por un sector considerable de aficionados o comentaristas.

Viene todo este preludio a colación tras contemplar la apenas conocida LA BAIE DES ANGES (La bahía de los ángeles, 1963), el título que sirvió de puente en la obra de Demy entre la revelación provocada con LOLA (1961) y el éxito inmediatamente posterior del mencionado LES PARAPLUIES…. Su visión como elemento de ensamblaje de las inquietudes y rasgos visuales que conformarían el mundo cinematográfico del francés, no puede ser más coherente. Tal y como sucedía en la previa LOLA y se plasmaría muy poco después en el musical que recibió la Palma de Oro del Festival de Cannes 1964, en LA BAIE... podemos encontrar relaciones amorosas envueltas en parejas dominadas por un elemento masculino más frágil e inseguro que sus vértices femeninos. Podremos atisbar ambientes ensoñadores y casi irreales, una sensación casi evanescente del amor y un eco musical, embriagando sus secuencias de una cierta aura de hechizo o irrealidad.

En esta ocasión, el planteamiento –igualmente ofrecido por el propio Demy-, mostrará la casi instantánea adicción al juego que dominará la hasta entonces plácida existencia del joven Jean Fournier (Claude Mann), un empleado de banca hasta entonces definido en un contexto de vida tan ordenado como gris. Merced al señuelo que le proporcionará repentinamente un compañero adicto a los juegos de casino, se verá dotado de una cierta intuición que le proporcionará una inmediata y pequeña fortuna de 450.000 francos, introduciéndole en una inesperada espiral que le hará acudir a la Costa Azul. Hasta allí viajará en sus vacaciones, buscando la manera de consolidar ese deseo de fortuna, y pese a que nos encontremos con un joven en apariencia distanciado de las casi enfermizas dependencias existentes entre los clientes de los casinos. En su visita al de Cannes pronto se producirá el encuentro de nuestro protagonista con Jackie Demaistre (Jeanne Moreau), una mujer mundana y carismática, con la que de inmediato trabará acercamiento, envolviéndose ambos en una importante racha de ganancias. A partir de dicho encuentro, y aún en un marco temporal que apenas se extenderá escasos días, ambos seres se encomendarán en unas vivencias centradas por el placer proporcionado a Jackie en su adicción por el juego, mientras que para Jean esta efímera relación poco a poco revelará en él una atracción hacia su compañera de juegos, que quizá ella más que no intuir, no desea llegue a formalizarse. Así pues, estarán a punto de perder toda su fortuna, llegando finalmente a la conclusión de la imposibilidad de Jackie de atender a la llamada que le formula Jean, dado que para esta el juego se plantea casi de manera absoluta, como una manera de encontrar satisfacciones que tiene como base una existencia rutinaria y carente de alicientes –estuvo casada con alguien acaudalado, e incluso llegó a ser madre de un niño del que apenas se acuerda-. Las emociones –mezcla de vértigo por los repentinos triunfos muy pronto convertidos en absolutas derrotas-, apelarán en el joven e inexperto Jean a un rápido aprendizaje vital y, lo que es más importante, a ver en la ya veterana Jackie un espejo para iniciar su relación. Será algo no correspondido por ella, que considera a su joven acompañante un mero objeto que le trae suerte en los casinos. Llegados a una inflexión dramática, la efímera fortuna lograda por los dos protagonistas se desvanecerá, marcando un punto sin retorno en el que quizá solo valdrá la específica renuncia a la espiral definida por el juego, y dejando paso al disfrute del sentimiento compartido.

LA BAIE… posee un inicio magnífico, mágico. Sobre un plano reencuadrado con objetivo circular que nos muestra a Jeanne Moreau, la cámara se aleja de ella en un travelling larguísimo, describiendo la bahía de los ángeles que da título al film, mientras se suceden los títulos de crédito y suena la maravillosa sintonía al piano creada por Michel Legrand. No se puede conocer otro inicio más atractivo, para una historia que parece concitar cierta influencia del cine de Bresson a la hora de marcar un cierto ascetismo en la interrelación de sus personajes –la manera con la que se relacionan inicialmente los dos oficiales de banca-. Sin embargo, esta apreciación pronto se disipa, dando paso a esa inveterada apuesta de Demy por lo efímero, lo evanescente, por un determinado glamour, que en realidad solo permanecerá finalmente como un fondo en el que se desarrolle la infelicidad de un amor apenas disfrutado unos momentos, pero pronto mantenido en las aguas de la insatisfacción y una nostalgia permanente. En este sentido, y aunque la conclusión del film nos pueda inducir a la presencia de un apresurado happy end, la realidad deja entrever que solo se trata de un espejismo en el camino, una desesperada huída de un contexto en el que, sin lugar a duda, jamás podrán evadirse probablemente de por vida.

Se suele decir, en ocasiones no sin cierta razón, que el sustento dramático que sostiene el cine de Demy resulta especialmente frágil, en ocasiones lindando con la vaciedad más absoluta. De alguna manera algo de ello se puede detectar en el film que nos ocupa, preocupado fundamentalmente por atender la sensación, la fragilidad de las emociones, por mostrar esa insatisfacción casi existencial que se desprende fundamentalmente de esa Jackie que ha decido huir de la grisura de la vida cotidiana –incluso de una existencia acomodada-, al optar por el vértigo que el juego le proporciona casi de manera constante. En cualquier caso, y pese a la ausencia de un mayor substrato dramático, la película muestra una vez más lo efímero del sentimiento, la capacidad casi fabulesca de su director por trasladar a la pantalla las emociones más deseadas por el ser humano. Esa capacidad de ofrecer un contexto singularmente melodramático, basándose en objetivos urbanos e incluso cotidianos y escasamente estimulantes. Es así como desde su débil pero en última instancia estimulante entramado dramático, el francés plasmará en LA BAIE… una nueva pasión amorosa latente, dominada por un personaje femenino de mayor fuerza y entidad y un vértice masculino caracterizado por una mirada más inocente y pura, prolongando de alguna manera el esquema ya marcado en la previa LOLA, aunque optando por una narrativa más cotidiana. Desde el injustificado desconocimiento que en nuestros días existe de la misma, es indudable que la visión de LA BAIE DES ANGES se antoja obligada, para entender la coherencia manifestada por una de las personalidades más singulares, controvertidas y mágicas, surgidas al amparo del periodo más libre generado en la historia del cine francés.


[Fuente: www.thecinema.blogia.com]